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mardi 6 mars 2012

Moelleux pain brioché

Quand c'est riche, c'est bon.  J'aime le beurre salé.  Une fraicheur crémeuse qui rehausse à peu près tout, une merveille de la nature.  Pour survivre sur une ile déserte, dans mon panier tressé, j'entasserais une miche, un fromage, des cerises et du beurre. Et quand j'en viendrais au bout de ma miche, de mon fromage et de mes cerises, n'importe quelle feuille ou algue sauvage serait savoureuse garnie de beurre!

Le pain brioché est ze pain paradisiaque pour les amoureux de beurre.  Une pâte enrichie d'oeufs et de beurre salé, une croute craquante protégeant jalousement une mie tendre d'un doux jaune à l'arôme tellement satisfaisant. 

Avec le printemps qui approche, j'avais le gout de garnir mon pain brioché d'érable et de noix.  Les enfants eux ont bien aimé la version bananes nutella.  

Cette pâte sucrée sera meilleure si vous la garnissez de confiture, de fruits ou de quelque aliment rappelant les brunchs édulcorés printaniers.   Et au bout de quelques jours, si il vous reste un bout de pain brioché, détaillez-le en cubes et avec une poignée de raisins secs, un verre de lait ou de crème et des oeufs, faites en un pouding au pain!  Ou encore, allez-y d'une tranche épaisse, rôtie à la fonte ou au rond de poêle pour un délicieux pain doré.  Et pourquoi pas, avec un vieux cheddar et des lamelles de pomme, en faire un chic grilled cheese?

D'ailleurs, parlant de fromage, je vous donnerai bientôt ma recette de pain brioché salé.  J'ai toujours beaucoup de succès auprès de mon monde lorsque je pose au centre de la table un pain brioché doré et chaud, cachant un fromage coulant.  Il me faut un synchronisme de nageuse olympique pour sortir le pain en même temps que le repas..... parce que s'il est prêt avant, le pain brioché au fromage ne vit pas vieux et disparait bien avant le service des assiettes!

Pain brioché sucré :
Pour 1 pain

220 ml d'eau tiède, à peine plus chaude que votre température corporelle
3 1/2 cuillères à thé de levure, la même que dans cette recette
2 gros oeufs battus à la fourchette
1 cuillère à thé de sel
1/3 de tasse de sucre
1/2 tasse de beurre salé température pièce
3 1/4 tasses de farine

Garnitures au choix

Dans le bol d'un mélangeur sur socle (ou d'une machine à pain) muni du crochet à pâte, dissoudre la levure dans l'eau et laissez mousser, environ 10 minutes. 

Ajoutez les oeufs, le sel, le sucre et la farine et pétrir un bon 15 minutes.  Avec le mélangeur toujours en marche, ajoutez le beurre une cuillère à la fois en attendant qu'un maximum de matière grasse soit absorbée par la pâte.  Pétrissez encore 5 minutes.  

Pour un meilleur résultat, couvrir la pâte d'un film plastique et la faire pointer au frigo au moins 6 heures ou jusqu'au lendemain.  Le beurre reprendra sa fermeté et assurera une texture encore plus intéressante.  Vous n'avez pas le temps d'attendre?  Laissez-le pointer température pièce, sous une lumière, comme d'habitude.  C'est ce que j'ai fait aujourd'hui.  Ya pas de drame, c'est tout de même délicieux!


Le lendemain, ou après environ une heure, rabattez la pâte d'un bon coup de poing.  J'aurais pu former la pâte en forme de miche ou encore corder une à côté de l'autre une multitude de petites boules de pâte et laisser lever à nouveau.  Mais j'avais mon plan : farcir cette pâte d'érable!

À l'aide d'un rouleau à pâte, étendre votre pâton en un rectangle.  Marquez doucement à l'aide d'un couteau votre rectangle en trois parties, comme ceci :


N'oubliez pas de vérifier ponctuellement que votre pâte ne colle pas à la surface de travail.  Si tel est le cas, flourez de nouveau (envoyez une poignée légère de farine entre la pâte et la table).

Garnissez le centre de votre rectangle.  À l'aide d'un couteau, coupez des languettes de pâte à la diagonale, vers vous.   À l'avant plan, le pain nutella banane des enfants.  Derrière, mon pain garni de sucre d'érable, de sirop d'érable et de noix.


Rabattez les languettes de pâte, une à droite, une à gauche, jusqu'au bout!


Placer votre oeuvre d'art sur une plaque doublée d'un papier parchemin et laissez lever de nouveau environ une heure.  Badigeonnez délicatement le dessus de la pâte avec un jaune d'oeuf battu dans un peu de lait.  Enfournez à 400 degrés environ 20 minutes, jusqu'à un beau doré.  C'est tu pas beau ça eihn?!


Pouvez vous sentir jusque chez vous?




jeudi 2 février 2012

Crêpes dentelles de la Chandeleur!

Parfois, pour faire sourire un être cher, il ne suffit que de très peu.  J'ai voulu faire des crêpes, pour la collation de ce, soir un peu spéciales.  Ah, avec trois garçons et un homme, je suis définitivement la touche de délicatesse dans cette maison!  Bah, ils aiment bien.

À la Chandeleur, j'ai toujours dans le coeur, dans les pensées, ma chère Cécile, mon amie, ma presque soeur, qui habite là-bas, dans sa Belgique.  C'est elle qui m'a fait découvrir cette journée délicieuse.  En fait, Cécile m'a aussi révélé bien des secrets de la cuisine belge : les chicons gratinés, le sirop de Liège, les spéculoos, les cougnous, la Saint-Nicolas!  J'aimerais qu'elle soit à proximité ma Cécile chérie.... mais toujours et encore, ce Grand Bleu nous sépare.  Alors pour me rapprocher un peu d'elle, je m'approprie quelques plats de son coin de pays et embaume ma maisonnée d'odeurs qui la bercent certainement, elle aussi.  Souvent, je pense, je rêve, à une de ces soirées, alors que nos enfants dormiraient, où je pourrais courir jusque chez elle pour boire un thé et grignoter quelques petits beurres tout en l'écoutant me raconter sa journée de vive voix.  Tu me manques ma chère amie! 

Pour les crêpes dentelles, il vous faudra :
Votre recette de crêpes habituelle, pas trop liquide
Une jolie bouteille pression, que vous pourriez vous procurer à un de ces magasins à rabais pour 1$

Préparez votre recette de crêpes, celle de grand-maman, celle de la cuisinière qui a bien voulu vous donner son secret lors de votre dixième anniversaire de mariage, alors que vous mangiez des crêpes aux pommes dans son restaurant.  Assurez vous seulement que la pâte ne sois pas trop liquide.  Passez-là au tamis pour ensuite en remplir les bouteilles pression.  


Dans une poêle chaude, allez-y de votre talent artistique!  J'ai fait des coeurs, mais on peut se laisser aller à ce qui nous chante.  N'est-ce pas que ça fait sourire?





mardi 24 janvier 2012

Potage orange à la courge butternut, érable et bacon et ricetta di focaccia!

On a tous ou presque un petit carnet précieux où sont écrites, à la main ou imprimées, les recettes que notre famille apprécie particulièrement.  Le mien est très usé d'ailleurs et je devrais le retranscrire....  Il contient des recettes très importantes pour moi et, si je devais un jour disparaitre pour je ne sais quelle raison dramatique, on pourrait nourrir mes enfants avec des recettes réconfortantes qui leurs rappelleraient l'amour de leur mère.  Bon, trêve de projection triste et gratuite, venons-en au fait : ce petit cahier cache aussi des recettes que des membres de la grande famille ou des amis aiment.  "Les biscottis de maman", "les biscuits double chocolat de Benoit" et bien d'autres.  Et puis, dans la section légumes, "La soupe orange de Alex".

Alexandre, c'est mon petit frère.  Un peu plus de dix ans de différence que nous avons, lui et moi, et huit avec ma soeur.  Et oui, j'ai été enfant unique jusqu'à 8 ans.  J'ai su profiter d'avoir maman pour moi seule, me faire bercer, caliner, brosser les cheveux en écoutant Janine Sutto dans Poivre et Sel ou encore Madame Bertrand dans Avec un grand A.  Des après midi où on jouait au paquet voleur...  Je me souviens aussi de matins où maman devait faire du raccommodage; pour m'occuper, elle me fournissait une aiguille, une longueur de fil et une débarbouillette.  "Allez, couds la débarbouillette Poupée".  Poupée, c'est le petit nom qu'elle me donne depuis ma naissance.  Je ne me souviens pas la dernière fois où ma mère a prononcé mon nom.  Et de toutes façons, si je devais entendre la voix de ma mère prononcer mon vrai nom, je pense que je ne me sentirais pas interpelée.  Entre maman et moi, c'est Poupée, c'est ça et pas autre chose ♥.  Imaginez donc la patience d'ange qu'elle avait, une fois le raccommodage terminé, de couper le fil avec lequel j'avais percé la débarbouillette pour récupérer celle-ci.  Je n'ai pas souvenir d'avoir vu ma mère découdre mon œuvre sous mes yeux; c'était peut-être voulu, pour ne pas me froisser....  

Alors un de ces jours, je ne sais pourquoi, j'ai voulu avoir un frère ou une soeur.  Trop timide pour le dire de vive voix à mes parents, je leur ai écrit une lettre.  Je me revois encore, couchée sur le ventre dans ma chambre, écrire de mon écriture tremblotante et nouvelle, que je désirais que nous aillons un bébé.  Avec ma petite main, je glissai la lettre sous la porte fermée de ma chambre et attendit fébrilement d'entendre les pas de ma mère s'approcher dans le couloir.  Puis, dans le reflet de lumière qui passait sous la porte, je vis ses pantoufles s'arrêter, l'entendit se pencher pour prendre le papier et s'éloigner.

Et voilà!  Peu de temps après, ma soeur et mon frère arrivèrent et notre famille s'agrandit.  Je les ai donc aimé, bébés.  Je les aime encore aujourd'hui, bien sur, mais ils sont tous les deux un peu trop grands pour être bercés.  Désormais, je leur fais à manger pour leur faire plaisir :)  Il m'arrive de penser que mon frère est encore un bébé, à son grand dam, mais ce n'est tellement pas méchant!  Le présent se mêle souvent aux souvenirs et je me vois encore en prendre soins, petit.  Et mon frère Alex aime le potage à la courge, d'où le nom de la recette dans mon petit carnet......

Potage à la courge butternut (musquée), érable et bacon :

1 courge musquée, pelée
1 gros oignon haché
1 grosse carotte tranchée
1 gousse d’ail hachée finement
3 tranches de bacon
6 tasses de bouillon de poulet 
2 cuillères à soupe de sirop d'érable (ou plus!)
sel et poivre
lait ou crème

La courge butternut, c'est celle-ci.  Je ne sais pas pourquoi, à mon épicerie, il y a toujours un commis aux légumes qui ricane en me regardant tripoter une telle courge pour vérifier sa fermeté ;) .


Ne vous acharnez pas sur la courge pour la peller.  Coupez la simplement en deux, retirez-en les graines et placez là sur une assiette au micro-ondes.  Il suffira de 7 à 12 minutes pour ramollir la chair et la décoller facilement de l'écorce.

Dans une casserole, fondre les tranches de bacon que vous laisserez entières.  ajouter l'oignon, la carotte et un peu plus tard, l'ail.  Lorsque les oignons deviennent transparents, retirer les tranches de bacon et réservez-les.  


N'est-ce pas que, surplombé de ciboulette, même le bacon peut avoir un air santé?  ;)


Ajouter la courge, le bouillon et cuire 20 minutes ou jusqu'à ce que les légumes soient tendre.  Retirez du feu, ajouter la crème et le sirop et passez au pied mélangeur.  Assaisonnez.  

Servez dans de jolis bols avec une touche supplémentaire de crème, quelques gouttes de sirop et les tranches de bacon que vous aurez émietté. 



And you know me eh.... (comme dirait Bob Elvis Gratton), je ne sers pas de potage sans pain.  Mais comme je n'avais pas le temps de laisser lever un pain, j'y suis allé par le raccourcis.  Voici donc une délicieuse focaccia rapide rapide! 

Ricetta di Focaccia :

1 tasse de farine (plus pour la finition)
2 cuillère à thé 1/4 de levure Fleischmann's pour pizza
1 cuillère à thé 1/2 de sucre
3/4 de cuillère à thé de sel
3 cuillère à soupe d'huile au choix
2/3 de tasse d'eau chaude (pas bouillante)
Des herbes, des olives, des tomates séchées, du gros sel... des garnitures quoi!

Voici la levure à utiliser.  Elle n'a pas besoin d'être dissoute ni d'avoir un temps de repos.

Dans le bol d'un mélangeur sur socle muni du crochet à pâte, ou dans un cul de poule, (cette recette se fait bien à la main) mélanger la farine, la levure, le sucre et le sel.  Ajouter l'eau et l'huile et battre une minute.  Ajouter assez de farine pour former une boule molle et légèrement collante.  Pétrir 3 ou 4 minutes.  

J'ai réalisé deux recettes pour me permettre de préparer deux garnitures.  

Étendre la pâte en une couche mince dans le fond d'un moule graissé ou d'une plaque à biscuits.  Je fais la mienne un peu épaisse parce qu'ici, j'ai des "mangeur de mie!".  Traditionnellement, la focaccia est badigeonnée d'huile d'olive mais je n'aime pas le gout de cette huile.  J'enduis donc les miennes de l'huile savoureuse dans les pots de tomates séchées ou bien de l'huile verte qui flotte toujours à la surface du pesto. 


























Garnissez vos focaccia avec des ingrédients gouteux!  J'en ai fait une avec de l'huile de pesto, du thym, des olives, du gros sel.  L'autre à l'huile de tomates séchées, ciboulette, basilic et gros sel.


Cuire immédiatement à 425 degrés environ 20 minutes.  Tapotez votre focaccia avec le bout des doigts et si elle sonne "creux", c'est prêt!  Ça donne ceci :




vendredi 20 janvier 2012

Tortillas façon artisanale, salade de poulet à la pomme et au cari

Mes petits amours aiment bien les tortillas.  Ils s'en font des sandwichs garnis de jambon ou de dinde fumée, de fromage et d'épinards.   Alors que je déambulais clopinclopant dans les allées désertées de mon épicerie, quelques minutes avant la fermeture samedi soir dernier, l'étalage des tortillas était à sec.  Bien sur qu'avec les 4 employés maximum permis par la loi, on ne rafraichit pas les stocks régulièrement.  Il y avait, comme d'habitude, la gérante, affairée à compter bruyamment l'argent de sa caisse, la toute jeune caissière, servant les clients poliment mais rapidement.  Un jeune homme, vêtu d'une doublure, plié en deux dans le frigo à lait, superposant les sacs de 4 litres, un sur l'autre, de façon assez monotone.  Bah vous savez, son travail est bien plus intéressant l'été, alors que penché un sac de lait dans les mains, il peut apercevoir les mollets lisses et féminins mis à nu par les chaleurs estivales, entre la rangée de 2% et de 3,25.  Et puis, le petit dernier à avoir été engagé, qui voit à peine le monde entre les mèches brillantes de sa frange, se tape la lourde tache de rentrer à l'intérieur, au travers de la neige et à -25 degrés, les paniers laissés dehors par les derniers clients de la journée.

Alors les tortillas, manquants, on peut facilement deviner qu'on s'en passera pour cette semaine.  Ah oui?  Ça serait mal me connaitre.  

Ce n'est qu'un défit de plus pour moi, avide de nouvelles expériences culinaires!  J'étais certaine d'avoir quelque part en moi une petite racine mexicaine!  Et j'avoue que j'ai été agréablement surprise par la simplicité d'exécution des tortillas mais surtout, surtout, c'est tellement meilleur que celles pré-emballées de l'épicerie.  Après comparaison, je suis certaine qu'ils y mettent du carton. 

Tortillas façon artisanale :
(pour 16 tortillas)

2 tasses 1/2 de farine
2 cuillères à thé 1/2 de poudre à pâte
2 cuillères à thé de sel
1/2 tasse de lard (et oui.......on est pas cardiologue après tout!) ou bien, comme précisé dans le commentaire au bas de l'article, vous pouvez utiliser du gras végétal et je vous y encourage!
1 tasse d'eau chaude

Agiter la farine, la poudre à pâte et le sel dans un grand bol.  Sabler le lard dans la farine.  Cette étape est très importante et apportera une belle texture à vos tortillas.  Si vous ne savez pas comment sabler, référez vous à ce vidéo.  Lui aussi est, ma foi, très artisanal mais il faut ce qu'il faut quand on a à coeur de bien aiguiller ses lecteurs.  Voici à quoi ressemblerons vos ingrédients secs et le lard que vous y aurez incorporé :


Si vous avez la chance d'avoir un mélangeur sur socle, munissez-le de son crochet à pâte et versez le mélange de farine dans son bol.  Ajouter l'eau chaude d'un trait et pétrissez jusqu'à ce que la pâte soit homogène, une minute ou deux.  À la main, il vous faudra rabattre la pâte une trentaine de fois, rien de trop éreintant.  Ça donne ceci :


Couvrez votre pâte d'un linge et laissez-là de côté une bonne heure.  "Pourquoi la laisser reposer, me direz vous, étant donné que ce pâton est à base de poudre à pâte et non pas de levure"?  Simplement parce que nous voulons laisser les fibres et le gluten se détendre pour que la pâte en devienne plus malléable. 

Après le repos, divisez votre pâte en 16 portions et formez des petits boules en les roulant entre vos mains.  Couvrez à nouveau et laissez reposer, 20 minutes.  



Ensuite, sur une table non enfarinée, roulez vos petites boules avec amour aussi mince que possible.  La pâte collera à la table, mais vous verrez qu'elle s'en retirera facilement, sans se déchirer.  On voit très bien sur ces photos que mes abaisses sont très minces, presque transparentes.


Dans une poêle de fonte si vous en avez une, ou bien à la poêle antiadhésive, grillez les tortillas à peu près 20 à 30 secondes par côté.  Contrairement aux crêpes, il ne faut pas se fier au dessus de la pâte, mais bien la soulever pour voir ce qui s'y passe dessous.  Dès qu'on y voit apparaitre de petites tâches dorées, c'est qu'elle est prête à être retournée.  Grillées trop longtemps, elles deviendront craquantes.  Ce n'est pas très pratique pour les enrouler!


Et voilà!  Il faut bien les envelopper dans une pellicule ou un sac de plastique parce qu'elles sèchent rapidement.  Elles sont si bonnes, moelleuses!  Voici une galerie photos du produit fini, j'étais trop fière!



 Mes garçons deviennent de vrais petits chefs!  Ils se sont souvenu que j'avais déjà fait des chips avec des tortillas.... alors sur demande spéciale, j'en ai fait trop cuire quelques unes pour qu'elles soient craquantes.  Je les avais saupoudrées d'épices (sel et paprika fumé pour certaines, épices bbq au whisky pour d'autres) avant la cuisson.


 Et à la demande de plusieurs, la salade de poulet à la pomme et au cari pour garnir ces jolies pochettes!  Oui, encore du cari, mais que voulez vous, à -25 degrés au soleil, j'aime sentir l'Inde dans cette épice.  Il est certain que le simple fait de manger du cari n'a pas appelé au Québec les 45 degrés estivaux de l'Inde, mais ça me fera quand même patienter un peu jusqu'à notre belle saison.

Salade de poulet à la pomme et au cari :

Vinaigrette :
1/4 de tasse de mayonnaise
1/4 de tasse de yogourt méditéranéen ou de crème sûre
2 cuillères à soupe de miel
1 cuillère à soupe de cari (j'en ajoute 2, moi!)
Une pointe de piquant au choix si vous le désirez

Tout remuer ensemble les ingrédients de la vinaigrette.

Salade :
Un demi poulet cuit à votre façon (hhuummm au citron si vous en avez!) en cubes
1 pomme verte, en petits cubes
1 branche de céleri coupée menu
2 oignons verts hachés
1/2 avocat en cube
Quelques raisins secs si vous aimez
Une bonne poignée de coriandre fraiche si vous aimez
Sel, ou herbes salées et poivre.

Assemblez la salade dans un bol et ajoutez-y la vinaigrette.  Elle sera bien meilleure si vous la placez au frigo une petite heure.  Les saveurs se mêlerons les unes aux autres :)


Bon voyage au chaud (dans votre cuisine)!


dimanche 8 janvier 2012

Qu'ils mangent de la brioche!

Ainsi fut Marie-Antoinette et son célèbre dire "Qu'ils mangent de la brioche!"... voici la réponse futile donnée par la princesse à un de ses conseillés qui l'informait que le peuple n'avait plus de pain à manger.  C'est bien pour dire que déjà à cette époque, la dite noblesse tenait toute une distance sociale avec le peuple.  Mais Marie-Antoinette parlait alors de "pain brioché", considéré comme une pâtisserie même si il n'est pas sucré, au même titre qu'un croissant.  La brioche est donc une pâte levée, comme un pain.  Elle est fondante et moelleuse et sa mie est jaunâtre grâce au beurre et aux oeufs qui l'enrichissent.  J'en mangerais tous-les-jours.  Il faudrait bien d'ailleurs que je vous donne ma recette de pain brioché, elle a toujours du succès.  Faut dire que du pain avec du beurre dans la mie,  lequel pain je parsème allègrement et sans gêne de brie et d'herbes du jardin, c'est très facile à aimer (d'amour!).

Marie-Antoinette et moi, on ne parle pas de la même brioche.  Moi, je parle de ce qu'on appelle la "brioche canadienne".  Oui oui il y a la pâte au beurre (sucrée même!) mais en plus, elle sera garnie de cassonade, de sucre, de cannelle, de noix et de raisins si vous le voulez!  Comme disait un professeur d'anglais que j'ai adoré, en se juchant sur un pupitre pour soulever les tuiles du plafond flottant  : "The sky is the limit!".  Il y a des recettes qui nous font une réputation de héros, ma recette de brioche à la cannelle est l'une de celles là pour moi.  Plusieurs personnes qui ont travaillé au Mirage avec moi s'en souviennent et me la demande encore!

La recette parait ardue et longue, sans fin... mais détrompez vous!  Et ce dessert est une source de joie du début de sa confection jusqu'à ce que vous y goutiez.  En effet, ça détend de pétrir une pâte... vous vous sentirez comme après une séance de jogging!  On est tellement fier de soi quand on réalise que notre pâte est bel et bien vivante et quelle lève!  On dirait presque une naissance!  Et l'odeur qui sort du four,  on peut presque gouter la dose de sucre en la humant, la cannelle envahi la maison, rien à voir avec une chandelle glade odorante!  Mais, quand finalement vous y gouterez, soit à pleine bouchée, soit comme moi, en la déroulant soigneusement pour garder le centre pour la fin, vous direz "wow, ça valait vraiment la peine!".

Brioches à la cannelle, première étape, la pâte :

Dans un petit bol, verser 1/3 de tasse d'eau tiède chaude et ajouter en pluie 4 cuillères à thé et demi de levure traditionnelle (la même que la recette de pain ici).  Encore une fois, si l'eau est froide pour votre doigt, elle sera trop froide pour la levure.  Si vous vous faites une cloque en y plongeant le doigt.... vous imaginez la suite.  Laissez-les s'aimer intimement seuls dans un coin, une dizaine de minutes.  Ça donne ceci au départ et ça moussera un peu  :

Photo 1

Pendant ce temps, dans un contenant allant au micro-ondes, mélanger 3/4 de tasse de lait, 1/2 tasse de sucre et 1/2 tasse de beurre (du beurre....).  Chauffer, mélanger à la cuillère juste assez pour dissoudre le sucre.  On ne veut pas d'une préparation bouillante qui serait fatale pour la levure dans laquelle on l'ajoutera dans quelques instants.  Ça donne ceci :

Photo 2

Dans un bol de mélangeur sur socle (du genre kitchenaid, ou encore une machine a pain au mode "pâte seulement") casser 3 oeufs et ajouter les deux préparations précédentes avec eux.  Donc dans le bol du mélangeur, il y a désormais 3 oeufs, la préparation de levure (photo 1) et la préparation de lait (photo 2). Ça donne ceci :

Photo 3

Vous avez remarqué bien sur que le mélangeur est muni de son crochet à pâte.  Il vous faudrait pétrir la pâte au moins une vingtaine de minutes à la main.  Dans le bol du mélangeur, ajouter maintenant 5 tasses et demi de farine.  Commencer à pétrir à basse vitesse.  Vous ne voulez pas épousseter vos armoires blanches de farine (fait vécu)...  Commencez donc le pétrissage à basse vitesse.  Il se peut que vous ayez besoin d'un peu plus de farine pour obtenir une pâte qui se détache des parois du bol tout en restant souple, jusqu'à 6 tasses et demi.  Pour moi, 5 tasses et demi ont été suffisantes.  Après 6 minutes de pétrissage, ça donne ceci :

Photo 4

Et voilà, le plus difficile est fait.  Il faut maintenant que la pâte fasse un beau dodo, une heure.  Couvrez-la d'un linge et laissez-la dans un endroit tiède, sous une lumière, sur le frigo....


Brioches à la cannelle, deuxième étape, la garniture :

Pendant ce temps, on prépare la garniture.  Dans un bol, touiller ensemble 1 tasse de cassonade, 1 tasse de sucre, 1/2 tasse de beurre mou, 1/4 de tasse de farine, plus ou moins 5 cuillères à thé de cannelle et 1/2 tasse de noix hachées (ou de raisins).  Ça donne ceci :

Photo 5

L'heure d'attente terminée, installez vous sur une grande surface propre et roulez votre pâte sur un lit douillet de farine.  "Essayez" d'en faire un rectangle de 10 pouces par 30 pouces (25 cm par 80 cm).  Étalez uniformément sur la pâte la garniture à la cassonade, photo 5.


Roulez ensuite en un gros rouleau.  On roule à partir du bas vers le haut.  On obtiendra alors un long rouleau d'à peu près 3 pouces de diamètre par 30 pouces de long.  Selon l'épaisseur que vous voudrez donner à vos brioches, on pourra en détailler de 21 à 30 morceaux.  J'en ai fait 25.  Je vous suggère de marquer votre rouleau avant de le couper pour bien visualiser l'épaisseur des brioches, comme ceci :


Tranchez alors votre rouleau et disposez les brioches dans 3 moules.  Vous n'auriez pas une bonne cuisson si toutes les brioches étaient dans un seul moule.  J'utilise 3 moules d'à peu près 9 pouces.  Remarquez bien que les "coutures" des brioches sont vis à vis le bord du moule.  Il sera plus facile de prendre une brioche sans quelle se déroule ou attrape une autre brioche alors que vous la soulevez. Vous seriez obligé de manger deux brioches... et on ne veut pas ça, non?   Ne collez pas trop les brioches entre elles.  Laissez lever une heure.


Préchauffer le four à 350 degrés.  Enfourner 20 à 25 minutes, jusqu'à ce que le dessus des brioches soit doré.  N'est-ce pas que ça sent trop bon?!


Et puis tant qu'a y être, on les glace?


Brioches à la cannelle, troisième étape, la glaçage :

Dans une casserole, chauffer ensemble 1/3 de tasse de lait (ou de crème) avec 3 cuillères à soupe de cassonade et un peu de vanille.  Au fouet, ajouter 1 tasse et demi de sucre à glacer.  Verser sur les brioches encore chaudes!

Allez faire du café ou du thé, sortez le lait pour les enfants!  Attention : rangez bien vos restants de brioches si vous voulez pouvoir en manger longtemps.  Je ne sais pas pourquoi, mais on trouve toujours un "petit bout qui dépasse", qui a l'air de trop... on ne peut pas le laissez là, le pôôvre.  Alors on tire dessus, il nous colle aux doigts, et là, on est obligé de le manger.  Et là, on se rend compte qu'un autre bout fait tellement pitié, juste là.........

mardi 20 décembre 2011

Craquer la croute d'un pain frais... chaque jour?!

Bien que m'a mère n'ait jamais fait de pain à la maison alors que j'étais petite, j'ai toujours eu l'impression que l'odeur d'un pâton au four me rappelait quelque chose.  Peut-être est-ce ma vieille âme qui se souvient alors?  Faire du pain à la maison crée instantanément une ambiance accueillante, réconfortante.  Rien à voir avec les pains sans vie enveloppés dans du plastique qui nous attendent à l'épicerie depuis des jours. 

On le dit tous, en s'assoyant à table avec un bon bol de soupe chaude ou encore un bon braisé noyé dans la sauce : "Oh que ça aurait été bon ça avec un bon pain crouté!".  Mais l'idée de sortir de son "linge de maison mou" et de déambuler jusqu'au dépanneur (et la soupe refroidira!) stop immédiatement la petite envie de trempouiller une croute dans son bouillon.  Alors imaginez donc tout le labeur pour faire du pain!  Labeur vous dites?  Et bien non.  Et si je vous disais qu'en 15 minutes intensives vous auriez 3 beaux pâtons prêts à cuire dans le frigo?  Tellement de cours de boulangerie infructueux, donnés par des enseignants à bout de souffle et incapables de pétrir un pain honorable sont tombés aux oubliettes quand j'ai découvert cette recette....

Les quantités vous seront données plus bas.  Ce post est long surtout parce que je veux bien expliquer.  Sinon, en temps réel, 15-20 minutes et le tour est joué!



*Voici ce dont vous avez besoin pour faire du pain.  Rien de trop compliqué...
  De l'eau, de la farine, du sel et de la levure.  L'eau doit être tiède.  En fait, elle doit être un peu plus chaude que votre doigt.  Trop froide, la levure ne s'activera pas autant.  Trop chaude, la levure sera mooooorteuh.


*J'utilise cette levure.  Attention de ne pas acheter de la levure rapide ou de la levure pour machine à pain!


*Et on pétri.  Moi je le fait au robot, 5 minutes.  Vous pouvez le faire à la main un bon 15 minutes ou encore à la machine à pain en utilisant seulement le mode "pétrissage".  Si la pâte est trop collante, rajoutez de la farine, 1/4 de tasse à la fois.  La pâte formera une boule et se détachera des parois du bol, on aura alors atteint notre but.  Elle collera à votre doit mais s'en détachera sans trop y laissé de résidus.  Oui elle sera collante, probablement trop à votre goût.  Mais c'est comme ça que le pain sera alvéolé! La pâte raffermira en levant.


*Chez nous, on reçoit beaucoup.  Je fais deux beaux gros pains avec cette quantité. Je crois que de diviser cette pâte en trois serait bien assez pour de jolis petits pains de soir de semaine.  Si vous voulez (et vous voudrez) faire cuire une part le jour même, transférez un tiers de la pâte dans un bol huilé.  Couvrez le tout d'un linge de coton.  Ou d'un linge à vaisselle.  N'utilisez pas une serviette.... quelle finale désastreuse cela ferait....  Et un petit dodo d'une heure....


*La quantité de pâte que vous ferez cuire un autre jour sera placée dans des sac de type ziploc, déjà portionnée.  Elle se conservera jusqu'à deux semaines au frigo!  Formidable non?  Vous reviendrez à l'étape suivante (celle de la planche de bois) le jour où vous concocterez une soupe ;)  Elle sera bien plus festive!  Attention : la levure étant ce qu'elle est, vérifiez de temps à autre vos sacs.  Ils gonfleront peu à peu jusqu'à (peut-être) ouvrir et se disperser dans votre tiroir à légumes.....


*Après une heure de levée, il faut rabaisser le pain d'un bon coup, le tapoter un peu et le former.  Ici, vous pourriez rajouter du fromage, des herbes, du chocolat.....Je le dépose sur une planche en bois généreusement poudrée de farine. Et on laisse monter encore une heure.  Imaginez vous, un mardi soir plate.  Vous vous faites un repas plate.  Mais avec de la sauce.  Et là, l'éclair se produit : Vous avez une pâte à pain au frigo!  Le temps de préparer le souper, le pain sera prêt. 

Je dois vous parler un instant.  Je ne suis pas vendeuse.  Mais le meilleur achat à faire pour avoir un pain craquant c'est une pierre à pizza comme celle ci.  Quinze dollars chez St*kes, je laisse la mienne à temps plein dans le four, toujours prête, comme une scout.


*Après 45 minutes, le four sera tourné à 435 degrés.  La pierre à pizza doit déjà y être pour chauffer un maximum.  Si vous en avez pas, une tôle à biscuit épaisse sera mise au four quelques minutes seulement avant le pain.
Voici une étape qui demande un peu de doigté : la scarification. 
Je dois vous parler un autre instant.  En essayant de scarifier votre pain, vous aurez peut-être l'impression d'être un bon à rien.  Vous aurez peut-être le goût de finalement sortir de votre linge mou de maison et de courir au dépanneur chercher un pain crouté.  Mais n'en faite rien.  On ne vous demande pas d'y faire un Picasso, ni un Mickel Ange.  Juste quelques lignes simples.  Le "coup de lame" n'a pas qu'un rôle esthétique, c'est sûr qu'il rend le pain beaucoup plus beau, mais il a aussi un rôle fonctionnel : il sert de cheminée où une partie de l'eau contenue dans la pâte va pouvoir s'échapper et éviter ainsi la formation de déchirures et de points de pâte "humide".


* Alors on laisse glisser le pain sur la pierre à pizza, dans le four.  Si vous avez des cubes de glace à portée de main, placez en une bonne poignée dans le fond du four.  Ceci produira l'humidité nécessaire pour aider à produire une belle croute colorée et craquante.  N'ouvrez pas la porte du four avant au moins 20 minutes sans quoi vous perdrez une importante chaleur.  Testez la cuisson du pain en regardant la couleur satisfaisante de sa croute et en le prenant dans votre main (oui bien sur, avec un linge propre) et en lui tapotant un peu le dessous.  Ça devrait sonner creux.  C'est le cas?  C'est prêt!



INGRÉDIENTS :

3 tasses d'eau tiède
1 cuillère à soupe et demi de levure
1 cuillère à soupe et un quart de sel
6 tasses et demi (et un peu plus) de farine


 Voilà!  À bat les repas sans pain et les sauces confinées au fond des assiettes!